« L’avenir de la santé dans les territoires – Une double étude auprès des Français et auprès des Maires »

Paris, le 30 juin 2026

La Fédération de l’Hospitalisation Privée a mené avec l’institut Viavoice une double étude d’opinion, auprès des Français et auprès des Maires, sur l’avenir de la santé dans les territoires et la perception du rôle de l’hospitalisation privée. Il s’en dégage une convergence de vues sur de nombreux items.

Concernant l’étude auprès des Françaises et des Français, 6 personnes sur 10 déclarent avoir des besoins personnels importants en matière de santé là où elles vivent. Les enjeux sanitaires prennent une place croissante dans la vie quotidienne, sous l’effet de tendances profondes : vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques… Les attentes se concentrent naturellement sur l’échelle de proximité, là où les besoins se manifestent et où les difficultés d’accès aux soins deviennent les plus visibles.

La confiance dans les établissements de santé demeure élevée : 82 % pour les cliniques et hôpitaux privés, 77 % pour les hôpitaux publics. 70% des Français considèrent que les hôpitaux privés répondent bien aux besoins de santé près de chez eux (67% pour les hôpitaux publics). Dans un système de santé perçu sous tension, cette confiance institutionnelle coexiste avec des attentes très concrètes concernant l’organisation des soins ; pas de demande de « révolution » du système de santé mais des attentes fortes d’efficacité et de solutions collectives et coordonnées dans son fonctionnement quotidien : accéder plus facilement à un professionnel, réduire les délais, mieux coordonner les acteurs présents sur le territoire. 

Pour 84 % des Français, la complémentarité entre hôpitaux publics et cliniques privées est indispensable pour améliorer cet accès aux soins. La contribution de l’hospitalisation privée à la qualité des soins (71 %) et à l’accès aux soins (69 %) est largement reconnue. C’est à une logique pragmatique de coopération mobilisant l’ensemble des ressources disponibles au service des besoins qu’en appellent les citoyens.

La perception de l’avenir est plus grave : 61 % des Français se déclarent pessimistes concernant l’amélioration future des prises en charge, contrastant avec la confiance accordée aux acteurs de santé et révélant une interrogation sur la soutenabilité du système et sa capacité à répondre durablement à l’augmentation des besoins de santé.

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L’étude menée auprès des Maires confirme la place prise par la santé : elle figure parmi les premiers sujets d’interpellation des administrés (52 %), avec le logement et la sécurité. Cette hiérarchie des préoccupations traduit l’ancrage territorial croissant des enjeux sanitaires. Mais une courte majorité seulement des Français considère que leur Maire dispose de la volonté (56 %) et des moyens (54 %) nécessaires pour agir sur la santé, ce qui reflète les interrogations qui entourent la capacité effective des territoires à apporter des réponses concrètes : c’est bien, une fois de plus, la soutenabilité même du modèle qui se trouve interrogée. Une donnée importante : 78 % des Français souhaitent que leur Maire dispose de davantage de responsabilités et de moyens en matière de santé.

Les difficultés identifiées par les Maires recoupent les attentes exprimées par les Français et soulignent une lecture largement partagée du système de santé : délais de rendez-vous (79 %), difficultés d’accès à un médecin (66 %), renoncement aux soins, prises en charge des personnes âgées. L’étude croisée met également en lumière un enjeu de coordination territoriale. Si 69 % des Maires se déclarent bien informés sur les grands enjeux de santé de leur territoire, 55 % identifient clairement les espaces de concertation existants et 53 % seulement les jugent efficaces. Par ailleurs, un tiers des maires estiment être mal associés aux politiques de santé menées localement (37 %). L’attente d’une coopération plus structurée de la « démocratie territoriale de santé » est claire.

72 % des Maires considèrent que l’hospitalisation privée joue déjà un rôle important sur leur territoire ; le secteur privé est plus que jamais attendu sur la réponse rapide aux besoins de santé (59%), la coopération avec l’hôpital public, les consultations avancées vers les publics éloignés (« aller-vers ») ou encore la prévention. Les Maires, comme les Français, souhaitent dans leur majorité que les cliniques et hôpitaux privés jouent un rôle accru à l’avenir dans le système de santé : 50 % des Maires, 54% des Français.

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En synthèse, cette étude fait apparaître une aspiration à renforcer l’efficacité collective du système de santé à partir de ses ressources existantes. Cette exigence rejoint l’efficience, devenue indispensable dans un contexte économique très contraint.

Les Français comme les Maires expriment une attente de solutions concrètes, fondées sur une meilleure coordination des acteurs, une complémentarité renforcée entre secteurs public et privé et une capacité accrue des territoires à agir. 74% des Français souhaitent que les Maires encouragent les coopérations entre public et privé, 70% qu’ils entretiennent un dialogue régulier avec les cliniques privées de leur territoire, et 89% considèrent que les initiatives des acteurs de santé à l’échelle des territoires devraient être davantage soutenues et valorisées.

Pour Lamine Gharbi, président de la FHP, « Cette étude d’opinion est très intéressante car elle dessine les contours d’un pacte territorial de responsabilité en santé, fondé sur la proximité et la coopération indépendamment des considérations de statut, au sein duquel les élus des territoires prennent toute leur place. Nous avons, acteurs de santé, un point commun avec les Maires : dans un contexte de défiance généralisée, nous sommes tous des acteurs de proximité qui bénéficions d’un capital de confiance précieux : c’est un levier d’action majeur pour faire progresser le système, en dépit des difficultés et des contraintes. »

CONTACT PRESSE : Direction de la Communication • maxime.daumer@fhp.fr • 01 53 83 56 56

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