Paris, le 16 septembre 2026
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) publie « Santé 2027, le devoir d’agir », une plateforme de 15 propositions concrètes et documentées pour répondre aux défis auxquels notre système de santé est confronté. Soutenabilité, pluriannualité, accès aux soins, innovation, prévention, attractivité des métiers : avec cette contribution, issue de plusieurs mois de réflexion avec les établissements de santé privés (MCO, SMR et Psychiatrie) et leurs professionnels, la FHP appelle à dépasser les cloisonnements et à reconnaître toutes les composantes d’un système de santé un et indivisible, avec une priorité : garantir durablement à chaque Française et chaque Français un accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.
La France arrive à un moment de vérité pour son système de santé. Les besoins de soins augmentent, les patients attendent davantage de proximité et de rapidité dans l’accès aux soins, les professionnels sont sous tension et les finances publiques sont extrêmement contraintes. Dans ce contexte, la réponse ne peut être ni fragmentée ni construite dans l’opposition entre les acteurs : notre système de santé est un et indivisible. Établissements publics, établissements privés, médecine de ville et secteur médico-social doivent être mobilisés autour d’une même ambition : répondre aux besoins de santé de la population et garantir des parcours de soins accessibles, fluides et de qualité.
Avec 15 propositions structurées autour de quatre grandes ambitions – garantir la soutenabilité de notre système de santé ; assurer un accès aux soins pour tous et partout sur les territoires ; transformer le système de santé par l’innovation ; attirer, former et fidéliser les professionnels de santé –, la FHP fait le choix d’une approche systémique, qui dépasse les intérêts sectoriels. Une conviction traverse l’ensemble de ces propositions : la priorité est le patient et le service qui lui est rendu, et chaque euro dépensé doit être un euro utile à la santé. Les moyens disponibles doivent être mobilisés en fonction des besoins de santé, des missions exercées et des résultats obtenus.
La FHP souhaite aussi que ces impératifs d’efficience, de pluriannualité et de prévention irriguent le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2027, qui doit être un PLFSS utile à la santé. Dans un contexte économique contraint, les financements doivent y être assujettis à la réalité du service rendu au patient. Une évolution de l’ONDAM établissements de santé de 3,2 %, associée à la restitution prudentielle sur nos tarifs 2026, est nécessaire pour retrouver une capacité durable à investir, préserver l’offre de soins, la transformer, s’adapter aux défis de l’innovation et anticiper les crises de tous ordres.
Parmi les propositions portées par la FHP :
- Adopter une loi de programmation en santé à cinq ans pour sortir du pilotage annuel et donner de la visibilité aux acteurs ;
- Évaluer chaque euro dépensé à l’aune du service rendu, des activités et des missions réalisées ;
- Construire un Service public de santé fondé sur les missions exercées et non sur le statut des établissements ;
- Bâtir un Pacte territorial de responsabilité en santé engageant tous les acteurs du territoire autour de résultats mesurables en matière de santé publique ;
- Faire de chaque contact avec le système de santé une opportunité de prévention et développer « l’aller vers » ;
- Faire de la prise en charge dans la journée la norme lorsqu’elle est médicalement possible (sachant que le potentiel national de chirurgie ambulatoire est de 82 %) ;
- Ou encore faire de l’adaptation au changement climatique une priorité stratégique.
La FHP appelle également à mieux accompagner et financer l’innovation médicale et numérique, à faire des données de santé un levier de performance et de souveraineté, mais aussi à engager un grand plan de formation et de recrutement des soignants et à universitariser les établissements de santé privés afin de créer un véritable continuum entre formation, recherche et innovation.
Notre plaidoyer porte enfin une ambition de long terme : préserver les principes de solidarité et d’universalité de notre modèle de santé en assurant sa soutenabilité. Cela suppose de sortir d’une logique de gestion annuelle, d’évaluer davantage les résultats, de donner de la visibilité aux acteurs pour investir et innover et de reconnaître la contribution de chacun à la réponse aux besoins de santé. Cette transformation doit permettre de concilier maîtrise des dépenses publiques, qualité des soins, innovation et accès équitable pour tous les patients.
Lamine Gharbi, président de la FHP : « La santé constitue l’une des grandes priorités et des préoccupations majeures des Françaises et des Français : elle doit donc être un sujet central des débats de l’élection présidentielle, ce n’est pas négociable et les citoyens y seront attentifs ! Dans le document « Santé 2027, le devoir d’agir », l’hospitalisation privée y apporte aujourd’hui toute sa contribution par des propositions concrètes et audacieuses, d’intérêt général pour notre système de santé : le statu quo n’est plus une option, au regard des défis qui imposent de concilier qualité, accès aux soins, innovation, efficience et soutenabilité. Je porte, nous portons aussi la conviction que l’hospitalisation privée est une part de la solution et un modèle inspirant, en complémentarité avec tous les acteurs de santé. Nous avons collectivement ce devoir d’agir, et cela commence dès aujourd’hui en dessinant ensemble ce que sera, ou ce que devra être, les ambitions en santé du prochain quinquennat. Cela exige dès à présent un signal dans le PLFSS 2027, avec une évolution de l’ONDAM ES à hauteur de 3,2 %, nécessaire pour engager la transformation et couvrir les besoins de santé, ainsi que la restitution du coefficient prudentiel. Et tous ces sujets seront au cœur de nos Rencontres FHP du 8 octobre à la Maison de la Mutualité ».
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