La semaine dernière, le Mouvement des Entreprises de France organisait, en présence de la ministre Stéphanie Rist, un événement dédiée à la santé. Prévention, pertinence, souveraineté : quelles transformations s’imposent pour bâtir un système plus soutenable, innovant et performant ?
En introduction, le président du Medef Patrick Martin a salué de façon appuyée le rôle des cliniques et hôpitaux privés, souligné leurs difficultés au regard des 46% d’établissements en déficit, et appelé à l’équité entre les acteurs quel que soit leur statut.
Plus globalement, il a exprimé ses alertes, que nous partageons, sur les mesures susceptibles de pénaliser les entreprises dans le PLFSS 2027. L’article 7, prévoyant d’élargir l’assiette retenue pour le calcul des allègements généraux aux sommes versées au titre de l’intéressement et de la participation, conduirait à une hausse directe du coût du travail de 44 millions d’euros pour nos établissements de santé ayant développé ces dispositifs… Dans un marché de l’emploi dégradé, ce serait autant de moyens en moins pour recruter, revaloriser et investir. Nous sommes donc vigilants sur l’évolution des débats.
Cette « REF Santé » a aussi permis la présentation officielle du plaidoyer pour la présidentielle du Comité des Acteurs de Santé du MEDEF. Ce Comité, que je préside depuis 2021, n’a pas son pareil en ce qu’il réunit dans leur diversité les acteurs de santé privés, offreurs de soins, industriels, complémentaires…
Je suis fier que nous soyons parvenus, ensemble, à bâtir une contribution solide et inspirante, destinée à irriguer les réflexions politiques et programmatiques. Avec en surplomb, la nécessité que les politiques publiques reconnaissent pleinement la contribution des acteurs de santé privés et s’appuient sur l’expertise et les missions de tous et de chacun.
Lamine Gharbi