Paris, le 28 aout 2025
Si la FHP salue la volonté du Premier ministre de clarifier le cap budgétaire de la Nation, elle appelle à inscrire la santé parmi les priorités structurantes du redressement collectif et réaffirme l’urgence de bâtir un système de santé bien plus efficient qu’il ne l’est aujourd’hui. Or, les pistes d’économies proposées par les acteurs de santé ne sont pas prises en compte comme elles le mériteraient, et la nouvelle période d’instabilité politique qui s’ouvre réactive les inquiétudes, alors que le Projet de loi de financement de la sécurité sociale devrait être dans les prochaines semaines mis au débat.
Les discours de François Bayrou du 25 août et du 28 août ont le mérite de poser un diagnostic lucide et empreint de gravité sur la situation économique de notre pays, au regard notamment de notre trajectoire d’endettement. Si la FHP partage l’importance de tenir un tel discours de vérité, elle tient à rappeler que la santé, priorité des Français, ne peut être un angle mort de cette réflexion.
Des propositions structurantes en matière d’efficience en santé, permettant de concilier économies, meilleure utilisation et allocation des financements et haute qualité des soins, sont sur la table, portées puissamment par le monde de la santé : l’efficience doit devenir un véritable levier de transformation, irriguant la qualité du service rendu aux patients, l’organisation interne des établissements, la gouvernance et les politiques sociales qui constituent le socle de l’attractivité.
Concrètement, cela impose notamment une accélération du virage ambulatoire et domiciliaire, la lutte contre les hospitalisations qui peuvent être évitées aux patients, ou encore une intensification des coopérations entre acteurs de tous statuts, rendues possibles par des systèmes d’information véritablement interopérables. De nombreux rapports remarquables s’en font l’écho, mais risquent d’avoir un destin de feuilles mortes.
« Cette rentrée 2025 est une fois de plus difficile et le sentiment dominant est la lassitude mâtinée d’impatience : nous attendons depuis trop longtemps que des enjeux majeurs soient pris à bras le corps en matière de santé. A la place, nous voici confrontés à de nouvelles turbulences politiques, et nous ne pouvons qu’espérer que la responsabilité collective prévaudra pour éviter des blocages qui viendraient différer, encore et toujours, les décisions capitales que le monde de la santé attend. En aucun cas, nous ne voulons revivre l’instabilité de la fin 2024, a fortiori dans un contexte où la campagne tarifaire est annoncée pour début janvier. », déclare Lamine Gharbi, président de la FHP.
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