Paris, le 26 janvier 2026

La publication de deux rapports de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), dont l’un conjointement avec l’Inspection générale des finances (IGF), met en lumière les tensions financières persistantes du système hospitalier public et met en exergue les pistes envisagées pour renforcer son efficience. Pour autant, la conclusion de ces rapports ne saurait se limiter à un plan pluriannuel de consolidation du seul système hospitalier public, au regard même des objectifs d’efficience et d’intégration territoriale qu’ils préconisent. La FHP appelle à une réponse globale, équitable et structurée pour l’ensemble des acteurs de santé.

Sous-compensation de l’inflation et des mesures salariales : une réalité partagée

Les chiffres mentionnés dans le premier rapport sur le sous-financement du secteur public traduisent une réalité que les établissements de santé privés vivent également. Pour le seul secteur privé, l’absence de compensation de l’inflation représente près d’un milliard d’euros sur trois ans, que les tarifs arrêtés par l’Etat ces dernières années ont tout simplement nié. Les mesures salariales décidées au niveau national n’ont pas davantage été compensées à hauteur de la charge induite pour les établissements privés. La déconnexion croissante entre les tarifs hospitaliers et les coûts réels de prise en charge ne fait qu’aggraver la dégradation de la situation économique des acteurs hospitaliers : 46 % des établissements de santé privés étaient en déficit en 2025.

L’efficience : une exigence collective, pas sectorielle

L’IGAS appelle à insuffler davantage d’efficience dans notre système de santé, notamment à travers le virage ambulatoire que le secteur privé a déjà largement pris.

Il est d’ailleurs dommage que la mission, comme dit en introduction, « n’ait pas réalisé de comparaison de performance intra sectorielle » car sur de nombreux leviers préconisés par l’IGAS, le modèle innovant du privé aurait gagné à servir d’exemple.  

Ainsi, la FHP ne peut que partager l’objectif de rechercher plus d’efficience au sein du système de santé, en favorisant :

  • le développement massif de l’ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile ;
  • l’adaptation capacitaire pour éviter le financement de lits durablement inoccupés ;
  • une meilleure organisation territoriale fondée sur la complémentarité des acteurs ;

A ce titre, l’IGAS préconise une « amélioration de la coordination de l’offre hospitalière publique sur le territoire en lien avec les offres privées ». L’enjeu est donc de construire un système plus agile, coordonné et orienté vers la pertinence des soins.

« Les constats posés par l’IGAS et l’IGF confirment que notre système de santé traverse une tension financière profonde. Le plan pluriannuel de consolidation qu’ils préconisent doit concerner l’ensemble des acteurs : établissements publics, privés, privés non lucratifs, mais aussi les médecins et l’ensemble des professionnels de santé. L’efficience ne peut être sectorielle, elle doit être collective. C’est en construisant une trajectoire équitable, contractuelle et réellement territoriale que nous garantirons durablement l’accès aux soins pour tous. » déclare Lamine Gharbi, Président de la FHP.

CONTACT PRESSE : Direction de la Communication • maxime.daumer@fhp.fr • 01 53 83 56 56

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