
Édito de Lamine Gharbi (Président de la FHP) – Violences, la santé elle aussi visée
Urgences envahies, pharmacies pillées, cabinets médicaux et maisons de santé dégradés, ARS d’Albi incendiée, destruction du bus du « Cœur des femmes »…
Urgences envahies, pharmacies pillées, cabinets médicaux et maisons de santé dégradés, ARS d’Albi incendiée, destruction du bus du « Cœur des femmes »…
Le sujet des données de santé est actuellement au cœur de plusieurs missions : François Braun (en lien avec Bruno Le Maire et Sylvie Retailleau) a confié à Jérôme Marchand-Arvier des préconisations à l’horizon de septembre.
C’est une première étape, et pas la moindre, qui a été franchie pour la proposition de loi portée par le député Horizons Frédéric Valletoux.
La nécessité de repenser la gouvernance de notre système de santé est assez communément admise, mais différentes visions s’opposent sur les voies pour y parvenir.
Il y a plus de trois ans, les Fédérations hospitalières signaient avec la ministre de l’époque, Agnès Buzyn, un Protocole de pluriannualité, assorti d’engagements respectifs. Au-delà de son contenu, ce Protocole inaugurait aussi une manière renouvelée d’envisager les relations entre les acteurs et la puissance publique : moins descendante, moins impérative, fondée sur la confiance entre des acteurs responsables. En clair, le contrat, plutôt que la contrainte.
« Améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels » : tel est l’intitulé d’une proposition de loi qui arrive la semaine prochaine en commission à l’Assemblée Nationale. Son auteur, le député Frédéric Valletoux, souhaite favoriser davantage de coordination entre les acteurs de santé par une organisation territoriale plus lisible, plus efficace, répondant mieux aux besoins des populations.