Les études se suivent… et se ressemblent, puisque le dernier sondage Elabe place la santé en deuxième position des priorités des Françaises et des Français pour les élections municipales des 15 et 22 mars, juste après la sécurité. Les citoyens comptent plus que jamais sur leurs élus de proximité pour trouver des solutions pragmatiques à leurs difficultés d’accès aux soins.
Lors de chaque grande échéance électorale, la Fédération de l’Hospitalisation Privée a fait entendre sa voix dans le but d’inscrire pleinement la santé dans le débat public. A l’occasion de ces municipales, nous avons publié un document intitulé « Cliniques et hôpitaux privés, alliés des maires pour la santé » ; il illustre l’importance de la coopération entre les élus et nos 1030 établissements de santé partout en France, au service de la population.
Après les élections, nous projetons de mener deux études croisées, l’une auprès des citoyens, l’autre auprès d’une centaine de maires nouvellement élus ou réélus, autour de leur regard sur les grandes priorités de santé et l’enjeu des territoires, ainsi que leur perception du rôle et des missions de l’hospitalisation privée. Les résultats seront dévoilés en juin à l’occasion d’un événement spécial auquel participeront des maires.
Nous souhaitons que les enseignements de ces deux études soient aussi propices à alimenter le débat et à faire le lien avec la prochaine élection présidentielle. Lors des campagnes précédentes, la santé avait rapidement cédé le pas face à des sujets plus clivants. Pourtant, dans une étude Odoxa publiée il y a quelques jours portant sur les priorités pour la présidentielle, les Français font de la santé un enjeu collectif central, classé troisième priorité pour le pays. Sans surprise, ils appellent à de meilleurs équilibres territoriaux en matière d’accès aux soins et à des parcours de soin plus fluides, avec des inquiétudes particulièrement marquées chez les seniors et les ruraux.
Sur ce sujet comme sur les autres priorités (pouvoir d’achat, sécurité…), le prochain président de la République est attendu sur sa capacité « à réparer et à reconstruire », à travers des mesures « concrètes, rapides et visibles », plus qu’à inventer, nous dit Odoxa. Il faut dire que les constats et les maux ont été posés dans un nombre impressionnant de rapports, dessinant une feuille de route relativement claire pour la prochaine mandature présidentielle. Une feuille de route à laquelle nous serons très contributeurs, au nom des 1030 cliniques et hôpitaux privés, en diffusant prochainement nos propositions pour améliorer un système de santé qui doit fonctionner sur ses deux jambes, le secteur public et le secteur privé.
Lamine Gharbi
