
Édito de Lamine Gharbi (Président de la FHP) – Une relation rénovée
Depuis de longues semaines, les femmes et les hommes de l’hospitalisation privée étaient mobilisés pour dire avec force leur refus de toute discrimination envers leur profession.
Depuis de longues semaines, les femmes et les hommes de l’hospitalisation privée étaient mobilisés pour dire avec force leur refus de toute discrimination envers leur profession.
Comme chaque année, la Fédération de l’Hospitalisation Privée était présente cette semaine au Salon SantExpo, qui réunissait l’écosystème de santé. J’ai pu accueillir les ministres, Catherine Vautrin et Frédéric Valletoux, qui sont tous deux venus sur notre stand FHP.
Une étude d’opinion publiée en avril dans le journal La Tribune* s’avère être riche d’enseignements, d’autant plus à l’aune des décisions politiques récentes sur les tarifs des établissements de santé, mettant en péril l’offre de soins. La santé y apparait en effet comme le deuxième sujet de préoccupation des Français, au coude à coude avec le pouvoir d’achat.
Nous voyons apparaitre dans les médias les mêmes « éléments de langage » pour tenter de justifier la campagne tarifaire 2024 qui a considérablement pénalisé l’hospitalisation privée. S’il a été jugé opportun de faire des « EDL », selon la formule consacrée, c’est bien parce qu’il est complexe de donner une légitimité politique à des décisions fondées sur l’arbitraire bien plus que sur la rationalité.
C’est un avis peu amène que vient de rendre public le Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie. Il prend un sens particulier à l’aune de la mobilisation actuelle des acteurs de l’hospitalisation privée contre le traitement discriminatoire dont ils sont la cible. Le Comité y exprime en effet sa préoccupation majeure quant à l’aggravation du déficit des hôpitaux publics, « un point de fuite de l’Ondam qui s’élargit » en dépit de la hausse des dotations versées.
Discriminer l’hospitalisation privée n’améliorera en rien la trajectoire des finances publiques et ne permettra pas non plus de guérir l’hôpital public de ses maux. Cela ne fera qu’amplifier la dégradation de l’offre de soin pour les patients, et l’affaiblissement de notre système de santé.